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Assassin’s Creed Origins : on l’a testé, nos impressions ultra positives

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Assassin's Creed Origins

Deux ans après Syndicate, Ubisoft décide de renouveler la licence Assassin’s Creed en pondant un épisode aux douces saveurs de renouveau : Assassin’s Creed Origins. Le vent de fraîcheur est là et il fait du bien !

Redondante et peu riche en nouveautés depuis quelques années, la série Assassin’s Creed se devait de prendre un nouveau virage pour repartir de plus belle. Et surtout, pour reconquérir le cœur des fans ! Ubisoft, à l’origine de Black Flag, s’est ainsi accordé une pause d’un an après le lancement de cet opus. L’objectif ? Bénéficier d’une année de développement supplémentaire pour pondre un épisode synonyme de changement et de vent d’air frais pour la franchise. Et ce volet porte un nom : Assassin’s Creed Origins. La formule se veut être flambant neuve au travers d’un contexte inédit, celui de l’Egypte Antique en -49 avant Jésus Christ et de son héros, Bayek, créateur de la Confrérie des Assassins. Cet univers novateur, couplé à des éléments jusqu’ici jamais aperçus dans la série, font-ils de cet Assassin’s Creed Origins une belle réussite ? La rédaction de Zone Actu a pu le tester pendant quelques heures et la réponse est oui !

assassin's creed origins ubisoft égypte antique bayek screenshot

Assassin’s Creed Origins, une expérience somptueuse et dépaysante

Dès les premières minutes, Ubisoft nous émerge dans un monde d’une incroyable beauté. Le cadre de l’Égypte Antique est tout bonnement saisissant et superbement bien retranscrit. On y découvre très rapidement les vastes étendues désertiques et les innombrables paysages luxuriants qui composent le monde d’Assassin’s Creed Origins. Tout est soigneusement détaillé et reproduit avec le plus grand soin. Sable, palmiers, pyramides, pharaons, hiéroglyphes sur certaines statues, tombeaux, … la reproduction de cette époque marquante de l’Histoire est très réussie. L’univers dans son ensemble regorge de détails, nous incitant limite à nous arrêter chaque instant pour le contempler. Voire même à prendre des clichés grâce au mode Photo prévu à cet effet. Au sol ou en haut d’un point d’observation, celui-ci permet de faire des captures à tout moment de la partie. Idéal pour admirer un lieu bien précis et contempler les beaux graphismes d’Origins.

Aux commandes du vaillant Bayek, on prend ainsi un malin plaisir à découvrir ce monde gigantesque que ce soit à pied, à dos de dromadaire, à cheval, en radeau, etc. Les moyens de locomotion sont nombreux et renforcent ce sentiment de liberté. Une liberté accrue notamment par le fait que le soft ne mise pas uniquement sur l’horizontalité. La verticalité joue un rôle prépondérant dans cet opus. Il est en effet possible d’aller n’importe où et d’escalader tout type de paroi. Même les plus hautes montagnes peuvent être gravies, laissant ainsi au joueur une plus grande variété de mouvement. Tout endroit peut ainsi être visité et exploré (Siwa, Alexandrie, pyramides de Gizeh, …) et ce, même lors d’une mission ou quête en cours. Car oui, l’une des belles particularités d’Assassin’s Creed Origins réside dans le fait que l’on peut dévier à tout moment de son objectif principal.

assassin's creed origins ubisoft égypte antique bayek point d'observation screenshot

Chacun est à même, s’il le souhaite, d’entamer une mission principale ou une quête secondaire mais de la reprendre après s’être adonné à d’autres activités. Comme par exemple fouiller les profondeurs du Nil à la recherche d’objets précieux, attaquer un navire ennemi, découvrir de nouvelles contrées ou encore chasser des animaux. Libre comme l’air, vraiment ! À ce propos, traquer et tuer des bestioles de type crocodile, hippopotame, hyène, éléphant, léopard, lion, … permet à Bayek de se fabriquer des équipements. C’est là tout l’intérêt de cette pratique dans la mesure où les peaux et autres ressources diverses servent à la conception d’items en tout genre. Assassin’s Creed Origins apporte donc ce vent de fraîcheur tant désiré par le biais de cette composante RPG des plus complètes. Le fait de pouvoir crafter, de loot des objets d’une certaine rareté et de doter son héros d’équipements bien spécifiques, apporte une réelle vraie nouvelle dimension à la franchise.

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Une dimension RPG aux atouts multiples

Ce côté RPG, qui pourrait certainement en refroidir plus d’un au départ, ne se limite pas qu’à ça bien évidemment. Il se traduit également par un système de niveau, où chaque action réalisée ingame rapporte de l’XP. Ces points d’expérience, gagnés à l’issue d’un défi, d’un assassinat, de tirs dans la tête, de l’activation d’un point de synchronisation et moult autres actions du genre, permettent à Bayek de gagner progressivement en level. Chose essentielle pour pouvoir se mesurer face à des adversaires qui, eux aussi, disposent de leur propre niveau. C’est ce qui vient par conséquent pimenter un peu l’aventure. S’aventurer en terres inconnues et engager le combat contre des ennemis ayant X levels de plus que nous est synonyme de mort assurée. L’écart de niveau n’est pas à prendre à la légère, loin de la même. Qui plus est si l’on tombe nez à nez avec un soldat où figure une tête de mort au dessus de sa tête. Mieux vaut ne pas s’y frotter sous peine de voir le courageux Medjaÿ rendre l’âme après quelques coups d’épées.

assassin's creed origins ubisoft égypte antique bayek garde niveau screenshot

D’autre part, qui dit gain d’expérience dit tout logiquement points de compétences. Le fait de gravir les échelons confère des points d’aptitudes qui peuvent être dépensés dans un arbre à trois branches distinctes. A savoir « Guerrier » (armes et combats au corps à corps), « Clairvoyant » (gadgets et pouvoirs spéciaux) et « Chasseur » (utilisation de l’arc et de l’aigle). Chacun est libre d’améliorer la catégorie de son choix quand bon lui semble, ceci dépendant en grande partie de son style de jeu. Débloquer des aptitudes permet ainsi au héros de gagner en puissance et de faire naître de nouvelles mécaniques de gameplay. On pense par exemple au fait de pouvoir utiliser un 2ème arc, d’assassiner un ennemi en hauteur, d’apprivoiser des animaux sauvages, d’user de bombes incendiaires, de récupérer les flèches ennemies plantées dans notre bouclier, etc.

assassin's creed origins ubisoft arbre de compétences

En matière de gameplay justement, Assassin’s Creed Origins est relativement simple et rapide à prendre en main. Bayek se dirige facilement et seules quelques minutes suffisent pour le manier sans trop de difficulté. La prise de contrôle est également très bonne lors des phases de combat. On regrettera toutefois la présence d’une caméra un peu trop « bougeotte » par moments. Qui plus est lorsque l’on se retrouve face à plusieurs adversaires. Le système visant à locker un ennemi va en effet disparaître si jamais on change de cible. Chose qui peut avoir tendance à agacer mais on s’y fait avec le temps. Outre cet aspect un peu brouillon, le gameplay reste des plus sympathiques en règle générale. Il prend même de façon régulière des proportions stratégiques lorsque l’on se plonge dans la peau de Senu, l’aigle de Bayek.

assassin's creed origins ubisoft égypte antique senu aigle

Le rapace joue un rôle prépondérant dans le jeu. Il est même pour ainsi dire, d’une importance capitale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est capable, grâce à sa vue perçante, de repérer tout élément ou individu quelconque à distance. Une fois dans les airs (en vol stationnaire ou non), Senu peut révéler bien des éléments à son maître. Que ce soit l’emplacement d’animaux armés de belles fourrures, des points signalant des objectifs à atteindre ou encore la position de gardes sur un camp, rien ne lui échappe. L’aigle est un allié de taille et il permet d’aborder certaines situations sous un autre angle. Autrement dit, non pas en mode rentre-dedans mais d’une façon plus discrète visant à prendre l’ennemi par surprise. En clair, Senu apporte beaucoup en matière de gameplay, tant au niveau de la reconnaissance d’éléments sur le terrain qu’au niveau de la stratégie de planification des attaques.

Bilan convaincant … très convaincant !

Alors concrètement, que vaut ce nouveau volet centré sur la civilisation égyptienne ? Du peu que l’on a joué (7-8 heures environ) et sans avoir trop pris part à l’histoire, Assassin’s Creed Origins est sans l’ombre d’un doute une franche réussite. La pause que s’est autorisé Ubisoft est un choix très judicieux. Avoir opté pour un cadre de l’Egypte Antique novateur, gigantesque et majestueux sur le plan visuel, fait office de second souffle pour la franchise. S’ajoutent à cela l’intégration de séduisantes composantes RPG, la quantité folle d’activités à effectuer ainsi qu’un scénario gravitant autour d’un Bayek en soif de vengeance. L’immersion est au rendez-vous et il est très difficile de lâcher la manette une fois plongé dans ce monde ouvert vivant et totalement démesuré. Les développeurs semblent avoir écouté les joueurs et leur offrent là un épisode de grande classe, qui mérite à 100% d’être vécu pour celles et ceux qui rêvent de voir la franchise Assassin’s Creed sous une forme totalement inédite et pleine de nouvelles saveurs. Clairement l’un des gros must-have de cette fin d’année 2017, sans aucun doute !